jeudi 2 janvier 2014

vendredi 27 avril 2012

As it begins


Elle était plus éveillée et a semblé être contente de nous voir. Et puis elle m'a embrassé encore et encore...

jeudi 10 novembre 2011

K.déplace le sens unique

Le chantier permanent de ta vie. Et alors ?


"Tous ces bras cassés sans lacets !" dit le vieux sarkozyste. Mais il faut laisser dire jusqu'à ce que s'épuise ce qui tourne au discours en boucle. Chez nous, on appelle ça un kabary. Peut-être faudrait-il l'écrire à la créole : cabare. Parce qu'à Madagascar le kabary est un art. Il signe la puissance de celui qui en maîtrise les rouages. Alors que la logorrhée du cabare épuise ceux qui le subissent.


D'un bras cassé, il en est questions avec ton ami K. Le sien, brisé par son père un tyran non pas saoulant, comme le nôtre, mais psychopathe. Lui avait 6 ans et malgré la souffrance, qu'il avait appris à dompter depuis toujours pour protéger son bourreau intime, il a enduré une semaine durant sans se plaindre. Mais l'os brisé a parlé et trahi l'omerta.


Il est là aujourd'hui. Il parle de l'enfer et frisonne uniquement parce qu'il fait froid.

lundi 31 octobre 2011

Square Painlevé

La Galerie de la Sorbonne ferme. Le bail est à céder. Encore quelques livres cornés en vitrine. N’est-ce pas là que j’avais acheté Si Mohand et Attila Josef ?

*

Sq. Painlevé
Couple, trois enfants. L’homme fait la gueule, sort un journal ou une revue. La femme raisonne un petit à la moue contrariée. Deux autres enfants, dont une fille un peu bruyante, courent autour du jardin protégé. Elle passe indifférente à la louve, à Puvis, à la fontaine. A côté, un homme d’une soixantaine d’années quitte malgré lui sa sieste. La main posée sur le banc, tenant Wallenstein de Schiller. Une femme, un peu plus loin n’a pas trouvé ou n’a pas cherché un coin de banc; les fesses sur le grillage bas, elle lit et écrit. La position inconfortable ne semble gêner que ceux qui l'observent.

vendredi 8 octobre 2010